Le syndrome zzz…

La somnolence au volant, est-elle un facteur déterminant?

En 2010, plus de 50% des conducteurs affirmaient avoir déjà circulé en état de somnolence, tandis que presque 25% révélaient s’être endormis au volant. Les estimations de la FFSA indiquent que la somnolence contribue à un peu plus de 1% des accidents mortels de la route.

Toutefois, il semble que ce chiffre soit sous-estimé pour les raisons suivantes:

  • les autorités ne peuvent certifier qu’un accident a été causé par la somnolence;
  • la somnolence n’est généralement pas considérée comme une cause d’accident;
  • il n’existe pas de «somno-test», comme c’est le cas pour l’intoxication à l’alcool.

Certaines études estiment que la somnolence jouerait un rôle important dans plus de 25% des fatalités de la route chaque année. Les accidents causés par la somnolence au volant sont plus susceptibles de se produire en fin de journée, sur les routes ayant des limites de vitesses plus élevées, de n’impliquer qu’un seul véhicule, et d’engendrer des blessures très sérieuses, voire mortelles. Le conducteur est généralement seul, on suspecte qu’il a dévié de sa route et il n’y a pas de traces de freinage.

Est-ce dangereux de conduire en état de somnolence?

Des recherches crédibles suggèrent que conduire en état de somnolence serait aussi dangereux que de conduire en état d’ébriété.

Des simulations in vitro, auprès d’une population de jeunes adultes en bonne santé, démontrent que la performance de conduite après 18 heures d’éveil serait affectée de la même façon qu’elle le serait avec une concentration d’alcoolémie de .05g %, soit légèrement sous la limite légale permise de .08g % d’alcool dans le sang.

Qui est le plus à risque d’avoir un accident causé par la somnolence?

Aucun conducteur n’est vraiment à l’abri d’un accident causé par la somnolence. Toutefois, certains facteurs augmentent les risques d’accidents causés par la somnolence.

Voici quelques facteurs déterminants:

  • Être somnolent de façon chronique. L’incapacité à obtenir une qualité et une période suffisante de sommeil, de manière à être alerte, frais et dispos durant la journée, est sans doute le plus grand facteur de risque le plus déterminant.
  • Être un jeune conducteur de sexe masculin. Le groupe qui statistiquement est le plus à risque pour les accidents de voiture causés par la somnolence est le groupe des 20 et 25 ans. Une statistique mainte fois observée.
  • Utiliser fréquemment l’autoroute. Une réalité qui constitue vraisemblablement l’une des raisons majeures pour lesquelles les camionneurs  sont plus susceptibles d’avoir des accidents de la route causés par la somnolence.
  • Occuper un emploi selon un horaire rotatif. Les changements d’horaire fréquents augmentent les risques de somnolence et conséquemment d’accidents chez les travailleurs.
  • Être atteint d’un trouble du sommeil non diagnostiqué ou non traité tel que l’apnée du sommeil et la narcolepsie.
  • Boire de l’alcool, en étant déjà fatigué ou prendre des antihistaminiques qui causent la somnolence augmente significativement les risques d’avoir un accident de la route causé par la somnolence.
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